Tu ne m'offres pas le bonheur. Seulement une putain de contrefaçon. Ce soir j'ai pris une décision. C'est fini, j'arrête de parler de toi. Que l'on me brûle vivante si j'ose ne serait-ce que faire une allusion à ta stupide personne. Non, c'est bel et bien fini, tu n'seras derrière aucun de mes mots, qu'ils parlent de baise ou pire d'amour, cela ne te concernera plus. Tu m'empoisonnes. Si tu crois que c'est toi et ton corps qui me font tenir la tête hors de l'eau, tu te trompes. Je suis l'hypersensible au grand coeur devenu pourriture infecte à cause de tes sentiments niais et absurdes. Toi t'es le prince sur qui tout le monde se trompe, parce que personne n'est entré là où j'ai osé foutre les pieds. Ton coeur est pour toi une honte à dissimuler. C'est pas le tout d'avoir le coeur sur la main mon amour. J'espère qu'un jour tu dévaleras la pente, que chacun de tes os se fracturent. Tu sauras ce que c'est que de pleurer pour un rien. Tu sauras ce que c'est que d'être trop sensible. Quand on peine à se faire une place sur terre, quand le reste du monde sourit pour cacher une indifférence. J'ai beaucoup misé sur ta personne. Je me suis dit, ce gars là, il va être l'espoir, la réincarnation même de l'espoir. Il va défier le vent et la pluie, il me fera pleurer seulement parce qu'il est passionné. J'ai trop misé, j'aurais pas dû, je me suis plantée. Comme quand ces abrutis d'adolescents à moitié anorexiques jurent en disant " Les gros sont des gros cons " Où est ce qu'ils se sont crus ceux-là? Les os les rendent plus débiles qu'avant. Ils deviennent ridicules, on ne regarde qu'eux, on les regardent bien plus que s'ils avaient un morceau de chaire qui dépasse du pantalon. J'ai fait la même erreur. Je me suis bornée à croire. Et pourtant je ne crois même pas en la vie. C'est pour dire ce que j'avais placé en toi.
J'étais prête à te donner mon aorte, ma veine pulmonaire et mes ventricules. J'étais prête à me disséquer la poitrine à l'air libre sans anesthésie.